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 C’est comme un coup qu’on reçoit là, pan ! dans le creux de l’estomac. -- Lily

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MessageSujet: C’est comme un coup qu’on reçoit là, pan ! dans le creux de l’estomac. -- Lily   Mer 17 Fév - 19:59

C’est comme un coup qu’on reçoit là, pan ! dans le creux de l’estomac.
Destiny is not a matter of chance; it is a matter of choice. It is not a thing to be waited for, it is a thing to be achieved..
Les sabots du cheval battaient le sol de la carrière en cadence. Il rebondissait avec grâce tandis qu'il s'élançait de nouveau sur la petite combinaison. Attentif aux ordres de son cavalier, la jument isabelle se redressa pour aborder le dernier exercice de la séance. Plusieurs barres au sol et quelques petites barres pour l'assouplir. Une petite gymnastique matinale qui allait bien à la belle Lovely. « C'est bien ma jolie ». Zac se laissa aller dans sa selle et rendit les rênes à la jument. Elle le savait, cela sonnait, la fin de la séance. La main du jeune homme caressa tendrement l'encolure humide tandis qui la laissait regagner les écuries tranquillement. Les journées de Zac étaient toujours très remplies, il montait plusieurs chevaux par jour, suivant un planning très strict. Cela allait du jeune cheval, comme Lovely, à ses chevaux de compétitions. Chaque cheval possédait son propre programme de travail afin d'exploiter aux mieux ses capacités. Pour Lovely le travail était léger, les séances courtes et plus orientées vers des assouplissements que vers des prouesses physiques. Elle était encore jeune pour le moment le but c'était d'arriver à la mécaniser, de lui faire comprendre comment utiliser son corps par rapport aux demandes que lui faisaient Zac et elle se débrouillait assez bien. Une fois la jument rentrée dans son box et libérée de tout son harnachement il lui offrit une carotte qu'elle s'empressa d'engloutir. « Tiens te voila » Une petite mine gênée fit son apparition. Thomas venait d'arriver depuis quelques jours, il était en contrat d'apprentissage pour devenir cavalier soigneur. « Je suis désolé, je n'ai pas réussi à attraper l'étalon gris ». Vu la tête qui tirait et la paille qui lui collait aux vêtements, le jeune garçon semblait avoir comme beaucoup d'autres subits la colère d'Arador. « C'est mon frère qui t'a envoyé t'occuper de lui ? » « Oui, pour que je le sorte au pré ». Zac roula des yeux avant de sortir du box. « Pour le moment, laisse-moi m'occuper de lui, il est particulier. Tu peux t'approcher des autres chevaux, mais lui, c'est moi qui le gère ». Le gamin semblait rassurer, en tout cas c'était ce qu'indiquait le soupire de soulagement qui venait de s'échapper de ses lèvres. Zac attrapa le licol que Thomas tenait dans les mains avant de lui indiquer la jument. « Tu me la sèches bien et après tu peux aller chercher les chevaux qui sont dans le marcheur ». Le gamin acquiesça tandis que Zac s'éloigner pour partir en direction du box du cheval qui terrifiait toute l'écurie. « Tu pourrais éviter de terrifier tous ceux qui tentent de s'occuper de toi » dit-il tout en ouvrant délicatement la porte du box. L'étalon tournait en rond, l'encolure en écume, il avait cette tendance à s’énerver et rien n'arrivait vraiment à le calmer. Il posa cependant son regard sur Zac et arrêta ses vas et viens pour s'arrêter frémissant. Avec le temps, Zac arrivait à approcher l'étalon sans trop de mal, même si le manipuler restait tout de même délicat. Il était cependant beaucoup plus avancé que le reste des écuries concernant l'étalon gris. À vrai dire la seule personne qui s'en occupait et bien c'était Zac, mais ça ne le dérangeait pas vraiment. « Arrête » dit-il tandis que l'étalon tendait de lui mordre l'épaule, plus des tentatives d'intimidation qu'autre chose, mais cela ne marchait plus désormais. Arador se laissa mettre le licol sans protester, mais ne se gêna pas pour pousser Zac hors du box. C'était le genre de problème qu'il n'avait pas encore réussi à résoudre. Arador ne respectait pas l'espace de la personne qui l'avait en main, il poussait, marchait sur les pieds ce qui devenait assez dangereux par moment. « Allez vas-y » . Il enleva la longe et l'étalon s'élança dans son paddock. Impossible pour Zac de poser ses fesses dessus, sans l'avoir lâché au préalable, mais encore fallait-il qu'il réussisse à l'attraper. Il pouvait le faire poireauter pendant des heures et pourtant Zac avait essayé un paquet d'astuce, mais aucune ne lui avais permise ne régler le problème.

Il était un peu plus de 11 heures quand il mit pied à terre pour la deuxième fois de la journée. Le parking était encore vide, en tout cas pas de nouvelles voitures à l'horizon. Elle n'allait sûrement pas tarder à arriver. Zac demandait rarement de l'aide, à vrai dire il n'en avait jamais vraiment eu besoin, mais Arador lui posait des problèmes qu'aucun autre cheval n'avait jamais posés, alors il avait dû se tourner vers d'autres solutions. Comme prendre contact avec son ancienne cavalière avec laquelle il ne s'était jamais comporté de la sorte. Sans la persévérance de Zac, il était clair et net qu'Arador aurait été déjà vendu, mais malgré le caractère explosif du cheval, Zac sentait qu'il tenait entre les mains un véritable champion, encore fallait-il qu'il arrive à le révéler et c'est pour ça qu'il avait fait appel à Lilyjane. Pour le moment il ne l'avait eu que par téléphone, par chance elle vivait sur Atlanta, une vraie aubaine donc qui lui avait permis de lui proposer de venir voir le cheval et même discuter sur la manière qu'elle avait de le travailler. Elle représentait un peu son dernier espoir et il n'avait plus qu'à espérer que cela fonctionne. Il allait ramener le cheval aux écuries quand une voiture déboucha dans la grande allée des Anderson. « Thomas, tu viens me le prendre ? » Le gamin ne mit pas longtemps à arriver, il attrapa les rênes et s'éloigna en compagnie d'High un des chevaux de tête qui concourait à haut niveau.

Zac ne mit pas longtemps avant d'arriver à la hauteur du véhicule duquel s'extrayait une très jolie blonde. A vrai dire, il ne s'était pas attendu à une fille si jeune. Elle devait avoir l'age de sa jeune sœur, 25 ans à tout casser. « Bonjour, Zac » dit-il en se présentant. « Je suis vraiment content que tu aies accepté de te déplacer ». Oui parce qu'elle aurait tout a fait pu le renvoyer boulet. Après tout, rien ne la forçait à donner son aide. « Prête à le revoir ? » lui demanda t'il alors qu'il indiquait d'un coup de tête le chemin à suivre pour gagner le paddock d'Arador.

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MessageSujet: Re: C’est comme un coup qu’on reçoit là, pan ! dans le creux de l’estomac. -- Lily   Jeu 3 Mar - 21:29

C’est comme un coup qu’on reçoit là, pan ! dans le creux de l’estomac.

"Non, pas celui-là." Un T-Shirt vola à travers la pièce, avant de retomber sur le lit où se trouvaient déjà éparpillés un bon nombre d'autres pièces de vêtements. Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis que la jolie blonde avait reçu un coup de téléphone des plus étranges. Plusieurs jours depuis qu'elle comptait les heures qui la séparaient de cette journée, et surtout de ce rendez-vous. Et si ce dernier - et surtout la perspective de revoir Arador - lui plaisait au plus haut point, il la stressait tout autant : pourquoi un cavalier comme Zachary Anderson pouvait bien vouloir lui parler ? Il avait évoqué le fait qu'Arador semblait se montrer des plus délicats, mais depuis quand un cavalier de son niveau daignait-il faire appel à quelqu'un pour lui aider ? Et même si elle ne connaissait que trop bien le beau gris pour savoir qu'il était parfaitement en mesure de mettre le plus expérimenté des cavalier devant une tache qui n'était pas des moindres, cela n'était pas moins étrange que son nouveau cavalier lui demande de venir. Certes, les résultats du beau gris étaient certainement bien peu valorisants - sur ce point Lily avait fait ses recherches, et ce bien malgré la promesse qu'elle s'était faite à elle-même : éviter tout ce qui touchait à Arador. Depuis plusieurs mois, elle avait échangé ses bottes de cavalière contre un joli uniforme aux couleurs de Burger Kings. En venant de nouveau s'installer sur Seattle, elle avait été bien décidé à changer de vie... mais c'était bien avant qu'un seul appel ne finisse par la chambouler de nouveau. Etait-il arrivé quelque chose à Arador ? Non, dans ce cas, pourquoi l'aurait-on appelé ? Et puis d'abord, comment ce Zachary avait réussi à avoir son numéro ? Ce n'était pas comme si l'ancien propriétaire de l'étalon le lui aurait donné - pas après la manière dont ils s'étaient quittés. "Rha, et puis zut, c'est pas comme si ça importait." finit-elle par lancer avant d'enfiler un simple haut violet et d'enfiler un jean quelque peu délavé. "De toute manière, si ça lui convient pas, c'est son problème, pas le mien." Après tout, il l'avait demandé de venir pour l'aider, lui, pas pour un rendez-vous galant, alors pourquoi se donner tant de mal ? Surtout qu'elle se rendait dans une écurie, et si elle verrait Arador - ce qu'elle espérait bien - ce dernier risquait fort d'essuyer sa bave contre elle, comme à son habitude. Alors autant prendre des vêtements qui ne craignaient rien. En quelques coups de brosses, ses longues boucles blondes étaient attachées en une rapide queue de cheval, et, une fois les boots enfilés, la voilà prête à partir.

Une demie-heure plus tard, sa veille voiture se faufila à travers une belle allée, avant de s'arrêter près d'un bâtiment d'écuries luxueux. "Au moins, il a de belles installations." murmura-t-elle en coupant le contact du moteur. Mais était-ce là vraiment une surprise ? Après tout, elle avait su avant de venir que Zachary Anderson évoluait au niveau international, et pour cela, il n'était que normal qu'il lui fallait des installations conséquentes - sans même évoquer le fait que le nom 'Anderson' était en quelque sorte une référence dans le monde des chevaux. Peut-être pas la meilleure, puisqu'on racontait qu'ils faisaient leur argent avec le commerce de chevaux de sport, mais quand même. "Allez vas-y, tu vas revoir Dudo." tenta-t-elle de se rassurer avant de s'extirper de la voiture et de faire face au jeune homme qui s'avançait vers elle. Qu'avait-elle fait en acceptant de venir, si ce n'était une énorme erreur ? Il n'y avait aucune chance pour qu'un cavalier du niveau de Zac ne fasse que considérer l'écouter, alors pourquoi l'avoir demandé ici, si ce n'était pour... et bien, elle n'en avait pas la moindre idée. Sans doute était-ce mieux que la voix du jeune cavalier l'interrompe dans ses pensées à ce moment précis, avant qu'elle ne s'embarque dans des idées trop farfelues. "Non, c'est Lily" répliqua-t-elle au tac-au-tac, ne réalisant que bien trop tard ce qu'elle venait de dire - et surtout,  quel point sa remarque pouvait sembler gamine. "Enfin... je voulais dire... enchantée, je m'appelle Lily." bafouilla-t-elle rapidement pour tenter de se rattraper. 'Super, ça commence bien' râla-t-elle intérieurement. "Tu devrais peut-être dire ça que si je parviens à t'aider." enchaîna-t-elle sur un ton bien plus naturel. "Parce que je t'avoue, pour le moment, je me demande encore ce que je fais ici. Mais il n'y a rien que je ne ferais pas pour Dudo, alors si je peux vous aider, ce sera avec plaisir... même si je doute qu'il y ait quelque chose que je peux dire ou faire à laquelle tu n'as pas déjà pensé." Comme quoi, sa prise de bec avec son patron, tout comme les innombrables heures passées à vendre des burgers à des personnes qui devraient sérieusement préférer une salade à un menu maxi, lui avait au moins appris une chose : brosser dans le sens du poil, si cela devait arranger ses affaires. Et dans cette réponse au moins, elle n'exagérait finalement pas beaucoup : contrairement à elle, Zachry avait une écurie au complet à sa disposition, et évoluait à des niveaux bien au-dessus du sien. Niveau expérience, il la surpassait de loin. Niveau expérience en matière d'Arador en revanche, cela semblait être complètement autre chose. "Je suis toujours prête pour ça." rajouta-t-elle, un large sourire sur les lèvres. En acceptant de venir rencontrer Zac, elle avait bien entendu espéré être en mesure de revoir le beau gris, et pourtant, le doute avait persisté jusqu'à ce que le jeune homme ne prononce l'invitation à haute voix.
Ils étaient en train de s'avancer vers les paddocks quand un hennissement stridents se fit entendre, suivi du bruits de sabots qui martelaient le sol : Arador venait de l'apercevoir et semblait bien décidé à se rapprocher de la porte du petit paddock au plus vite. Tentant plus mal que bien de garder contrôle sur le flot d'émotion qui était en train de l'envahir, la jolie blonde resta silencieuse, se contentant de hâter ses pas en direction du portail. "Je peux... ?" finit-elle par demander à Zachary, en pointant en direction du portail, mais avant même qu'il n'eut eu le temps de répondre, elle s'y était déjà faufilée pour faire face au beau gris, qui tournait désormais sur des petits cercles, sans pour autant se laisser approcher par la jeune femme. Déjà qu'en temps normal, il avait eu pour habitude de se comporter de la sorte quand elle avait osé s'absenter des écuries pendant une journée, alors pendant plusieurs mois... "Allez, Dudo, fais pas ta tête de mûle, on sait tous que tu le veux autant que moi." Sortant un bout de carotte de sa poche, elle le présenta à Arador, tout en continuant à lui parler d'une voix basse. Après un petit moment d'hésitation, l'étalon finit par s'approcher, attrapant doucement le morceau de légume avant de poser sa tête contre le ventre de la jolie blonde. Combien d'heures avaient-ils pu passer de la sorte dans le passé ? Lorsque le beau gris avait encore été un jeune poulain, ils avaient tous deux passé bien du temps allongé dans le box, et le ventre de Lily était alors devenu le coussin personnel d'un certain étalon. "Si tu savais à quel point tu m'as manqué mon gros." murmura la jeune femme, tentant de cacher de Zachary les larmes qui coulaient désormais sur ses joues. D'ailleurs, elle ne tarda pas à fourrer sa tête dans la crinière blanche de l'étalon. Ce n'est finalement que quelques minutes plus tard, lorsqu'elle était de nouveau en mesure de contrôler ses émotions, qu'elle finit par se tourner de vers le jeune cavalier. "Merci." Elle savait qu'il ne l'avait de toute évidence pas fait pour elle, et sans doute même pas pour Arador, et pourtant, à ce moment précis, elle aurait bien pu lui sauter au cou tellement elle lui était reconnaissante. "Peut-être..." commença-t-elle, cherchant ses mots, alors qu'Arador tentait de lui épouiller les cheveux. "Peut-être que tu devrais me dire pourquoi je suis vraiment là, comme ça je peux aider si je le peux." Parce que oui, il devait certainement avoir un emploi du temps bien rempli, et sans doute aussi que peu envie de voir ce genre de retrouveilles...
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MessageSujet: Re: C’est comme un coup qu’on reçoit là, pan ! dans le creux de l’estomac. -- Lily   Ven 4 Mar - 22:08

C’est comme un coup qu’on reçoit là, pan ! dans le creux de l’estomac.
Destiny is not a matter of chance; it is a matter of choice. It is not a thing to be waited for, it is a thing to be achieved..
Si Zac avait écouté son père et son frère, il n'aurait jamais fait appel à la jeune femme. Sa famille était assez connue dans le milieu et surtout assez fermée pour ne pas chercher de l'aide à l'extérieur, mais Zac n'était pas comme ça. Il avait pris de sa mère et l'ouverture d'esprit faisait partie de ses plus grandes qualités. Abandonner ne faisait pas partie de son vocabulaire et le jeune homme incriminait très rarement les chevaux. Pour lui, Arador n'était pas en faute, le problème ce n'était pas le cheval, mais la relation que celui-ci avait vis-à-vis de l'humain et du monde extérieur. Seule une personne avait réussi à percer le secret de l'étalon gris et il avait besoin d'elle, ce n'était pas plus compliqué que cela. Il se moquait bien de paraître ridicule aux yeux des autres, ce qui comptait le plus pour lui c'était de sauver la mise à l'étalon gris. Son père était bien capable de le vendre pour s'en débarrasser, mais Zac s'y était attaché malgré son caractère d'entier buté. Au fond de lui, il sentait qu'il tenait un diamant brut entre les mains, il ne savait juste pas comment lui rendre son éclat.

« Ok..Lily » fit-il avec un sourire amusé au coin de ses lèvres. Zac jugeait rapidement les gens et la demoiselle bien qu'un brin timide avait déjà réussi à l'amadouer, certes ce n'était pas difficile avec Zac, mais dès qu'il s'agissait de confier ses chevaux, il se montrait assez pointilleux. Son pire cauchemar aurait été de tomber sur une péteuse de première venue pour lui donner un cours d'équitation, mais ce n'était pas le cas, au contraire, il voyait pas dans ses gestes qu'elle était presque gênée de se retrouver à ses côtés. « Ça, c'est toi qui vas me le dire... » Lui avait déjà essayé tout ce qu'il connaissait pour calmer l'étalon gris, mais Arador montait très rapidement en pression, la moindre contrariété, la moindre peur pouvaient le paralyser ou pire le rendre ingérable. Il possédait du caractère et un respect extraordinaire sur les barres, mais encore fallait-il pouvoir les sauter. Il préférait ne pas penser aux nombres de fois ou il n'avait pas pu commencer un tour, Arador se bloquant au niveau de la porte. Il se montrait plus rassuré en extérieur, mais dès qu'il s'agissait de parcours indoor les choses se compliquaient, sauf que pour monter en niveau, il fallait bien passer par là. Depuis qui l'avait, l'étalon gris n'avait quasiment jamais touché aucune barre, il ne lui avait fait aucun refus, quand il décidait d'y aller, il était quasiment sûr d'arriver à la fin de son tour, mais voilà, Arador bloquait quasiment 3 fois sur 5, alors évidemment. Pour beaucoup, il était devenu la carne des concours et la plupart se demandaient bien pourquoi Zac s'entêtait à continuer à le sortir. « Dudo ? » Zac laissa échapper un rire amusé avant de reprendre la parole. « C'est peut-être pour ça que j'y arrive pas avec lui, en fait son petit nom c'est Dudo ». Les deux jeunes gens avançaient à vitesse similaire vers les paddocks, comme à son habitude Zac se montrait assez détendu, ce qui ne semblait pas être le cas de la jeune femme qui ne cessait de regarder dans tout les paddocks. Il était clair qu'elle était encore énormément attaché à ce cheval, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. « J'ai tout essayé avec lui, mais j'ai l'impression qui me manque quelque chose, un bout de son histoire peut-être ? C'est de loin le cheval le plus compliqué à qui j'ai eu affaire, si j'écoutais mon père on l'aurait déjà revendu, mais je m'obstine à croire qu'on peut en faire un très bon cheval, encore faut-il réussir à lui faire prendre confiance en lui ».

Il ne fallut pas longtemps pour que Zac comprenne qu'il eût fait le bon choix. Depuis qu'Arador était chez lui, il ne l'avait jamais vu s'intéresser à un être humain, encore moins hennir pour montrer son intérêt. Pourtant, c'était bien ce qu'il était en train de faire et ce n'était sûrement pas pour accueillir Zac. Le jeune homme laissa glisser son regard sur la jeune fille et il comprit à l'instant même qu'elle était partie et qu'il ne pourrait plus l'atteindre pour un temps. Ce moment, il allait lui laisser, qu'elle en profite. Au lieu de suivre la jeune femme, Zac lui laissa de l'espace et monta sur les grandes barrières en bois qui servaient de clôture. Un sourire tendre et même ému se déposa sur ses lèvres tandis qu'il observait la scène en tant que spectateur. Les histoires de chevaux étaient souvent difficiles à expliquer, mais entre ces deux là, entre Lily et Arador, il s'agissait d'une belle histoire d'amour. En quelques secondes, l'étalon qui d'habitude donnait du fil à retordre à Zac pour se faire attraper, c'était approcher de la jeune femme comme un chien l'aurait fait avec son ventre. Il avait fait le bon choix, il en était sûr et certain. « Je dois dire que tu en as déjà fait beaucoup » finit-il par dire en se laissant tomber à son tour dans le paddock. Il s'approcha de la jeune femme et passa à son tour la main sur l'encolure musclée du beau gris. « Depuis qu'il est ici, il ne s'est jamais montré aussi ouvert avec un être humain. Je dis souvent qu'on dirait un autiste, car il semble se moquer de tout ce qui se passe autour de lui. D'une certaine manière c'est comme s'il avait baissé les bras et perdu toute envie, enfin si ce n'est celle de mordre toutes les personnes qui passent devant son box.. hein ? Dudo t'aimes bien faire ton zouave. » Malgré les difficultés qu'il rencontrait avec lui, l'attachement de Zac pour l'étalon se remarquait, il ne pouvait pas le cacher. « Y a des jours ou tout va très bien se passer, il va être à l'écoute, va bien sauter et des jours ou il ne mettra pas un pied dans la carrière. Dans ce genre de situation, il devient franchement dangereux, autant pour lui que pour nous. » Zac marqua une pause et détourna son attention du cheval pour la porter sur la jolie blonde. « Si j'ai bien compris, tu n'as jamais eu ce soucis avec lui et tu es la seule vers qui je puisse me tourner, car mise à part toi, personne d'autre ne l'a monté. J'aimerais que tu me montres comment tu t'y prends, comment tu es arrivé à l'avoir comme ça » dit-il en montrant Arador du regard. « Ou est passé mon lion enragé ? Tu en as fait un chien en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. » Son père lui avait toujours dit que les chevaux ne ressentaient pas d'émotions, du moins pas des émotions proches des humains, qu'ils ne connaissaient que la violence ou la douceur et que pour y arriver, il fallait se placer en mode dominant pour réussir à obtenir du cheval ce qu'on voulait, mais face à Arador, Zac avait bien compris que ce n'était pas la solution. Pour réussir avec le beau gris, il devait s'en faire un allié, pas un ennemi et c'était pour ça qu'il avait besoin d'elle. «J'aimerais que tu me montres comment tu le travailles, donc si tu es d'accord, aujourd'hui c'est toi qui le fais travailler ? » C'était sûrement un peu osé de lui demander ça comme ça, mais Zac ne faisait pas de chichi. Elle avait déjà réussi un beau miracle. « Alors qu'est-ce que tu en dis ? Je suis certain qu t'en meurs d'envie »et il lui dédia son plus beau sourire.

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MessageSujet: Re: C’est comme un coup qu’on reçoit là, pan ! dans le creux de l’estomac. -- Lily   Jeu 10 Mar - 20:33

C’est comme un coup qu’on reçoit là, pan ! dans le creux de l’estomac.
"J'avoue, c'est un surnom assez idiot... je sais même plus comment on y est arrivé, mais je trouve que ça lui va bien. C'est un jeu espagnol que j'avais l'habitude de jouer, et qui si on le traduit veut dire 'je doute' ou 'j'hésite' ." Si au départ, elle avait cherché à justifier le choix du surnom, elle venait tout juste de réaliser qu'elle était en train de s'enfoncer de plus en plus : comme à chaque fois qu'elle stressait, elle était bien incapable de tenir sa langue. Sans doute que le beau brun en face d'elle devait déjà être en train de se dire qu'il avait à faire à une folle, et se demander pourquoi il l'avait demandé de venir.

En tout cas, l'inverse n'était pas vrai, puisque Zac venait de marquer des points auprès de la belle blonde, puisqu'il semblait sincèrement s'intéresser au cheval, à son histoire et ses particularités. Et à vrai dire, quand après l'appel, elle avait survolé toutes les informations que le net pouvait lui fournir au sujet de la famille Anderson, elle en avait réellement douté. Pour une telle famille, les chevaux étaient leur gagne pain. Il fallait qu'ils marchent, sinon on les revendait. C'était aussi simple que ça. Alors que Zac semblait se donner du mal pour réussir à coopérer avec un cheval en particulier avait de quoi étonner la jolie blonde. "Je l'ai vu naître, et l'ai élevé au biberon, à part pour les quelques heures où je devais aller à l'école, donc si tu as des questions, je pense pouvoir être en mesure de te répondre. Par contre, je ne pense pas qu'il y ait grand chose pour expliquer son caractère. Il était frêle, et peut-être qu'on a attendu trop longtemps avant de le sortir. Peut-être son accident quand il était encore un poulain... ce n'était rien de grave en soi, dans le sens où il ne s'est pas vraiment blessé, mais quand il avait trois ans, un chien a déboulé dans la carrière quand il était censé sauter à un concours d'élevage... Il s'est mal réceptionné et depuis, je trouve qu'il est devenu quelque peu tatillon au saut, il a besoin qu'on le rassure sans cesse. Devant les sauts, surtout devant les barres blanches. " A vrai dire, elle ne savait pas vraiment ce que Zac désirait savoir au juste, ni par où elle devait commencer pour décrire les habitudes du beau gris, car une chose était sûre : une fois lancée, elle serait bien incapable de s'arrêter. On dit que chaque cavalier rencontre un jour le cheval de sa vie, et pour Lily, il n'y avait pas de doutes que ce cheval, c'était justement le bel étalon qu'elle surnommait tendrement Dodu. Elle pourrait parler pendant des heures de ses petites habitudes, et de ses manies, mais à vrai dire, elle ne savait pas vraiment jusqu'où allait l'intérêt de son interlocuteur pour ce genre de choses - et à vrai dire, à partir du moment où elle entendit un hennissement, les intérêts de Zac étaient bien la dernière des choses qui l'intéressaient, car cet hennissement, elle l'aurait reconnu parmi mille. Et seulement quelques instants plus tard, l'étalon gris se dressait devant elle, aussi beau que toujours.

Pour des personnes ne possédant pas d'animaux, il était certainement impossible de comprendre ce que Lily pouvait ressentir à ce moment précis. La joie de revoir son ancien protégé était tout simplement trop grande pour qu'elle puisse être en mesure de la décrire - et puis, pour ça, il aurait déjà fallu être en mesure de parler, ce qui en vue des larmes qui frayaient leur chemin le long de sa joue c'était tout bonnement impossible. "Il a toujours aimé impressionner. " finit-elle par murmurer en guise de réponse, tout en séchant ses larmes : elle n'était pas ici pour son bonheur à elle, ni pour celui d'Arador, mais bien pour aider ou conseiller son propriétaire, et si elle continuait à se montrer aussi émotive, ce dernier n'allait certainement pas tarder à lui demander de partir. "On se connait tous les deux depuis assez longtemps pour se passer de tels rituels, hein mon gros ? " répliqua-t-elle, un sourire dessiné sur le visage, alors qu'elle caressait doucement l'étalon gris à la base de l'oreille. La réaction de ce dernier fut instantané, et il ne tarda pas à tordre l'encolure pour venir appuyer sa tête plus fortement contre la main de la belle blonde. Il y avait bien eu une période - la crise d'adolescence d'Arador, comme Lily l'appelait - où les choses avaient été bien plus délicates entre eux, et où le beau gris avait à plus d'une reprise fait mine de vouloir la mordre elle aussi. Mais heureusement, cette période n'avait été qu'une mauvaise passe : Arador était un étalon, et en conséquence pouvait se montrer assez délicat à gérer lorsqu'il se trouvait en compagnie de juments, mais au final, sur ce point il n'était certainement pas beaucoup plus difficile à gérer qu'un bon nombre de ses congénères... excepté peut-être ces petits coups de dents qui avaient tendance à partir rapidement quand il était agacé - ou stressé. "Et qu'est-ce que tu fais dans ces situations ? Comment tu essaies de le calmer ? Je veux dire... on avait nos petits rituels pour ça, pour lui faire comprendre qu'une fois sur un terrain de concours, ce n'était finalement pas si différent de la maison, dans le sens où il pouvait toujours compter sur moi... Enfin, dit comme ça, ça sonne sans doute un peu naïf, mais tu vois surement ce dont je parle, non ? " La dernière phrase n'avait certainement été prononcée que dans l'unique but d'inclure le beau brun, de ne pas paraître trop hautaine, parce qu'à vrai dire, vu la réputation de la famille Anderson, elle doutait qu'ils aient beaucoup côtoyé les méthodes de ce qu'on qualifiait de "natural training", ou même des méthodes qui sortaient un peu de l'équitation classique. "Comme si je risquais de dire non à l'idée de pouvoir travailler une fois de plus avec lui." répliqua la jeune femme, à peine que son interlocuteur le lui avait proposé, et son émotion face à cette perspective n'était que trop audible. "Mais... tu ne crois pas que ça serait peut-être bien que tu le montes aussi ? Si tu veux des conseils pour lui, ce serait sans doute bien que je te voie avec lui, non ? Enfin, peut-être que je n'y verrais rien de spécial, mais ça vaudrait peut-être le coup de l'essayer, non ?" Puis, un sourire malicieux sur les lèvres, la jolie blonde s'écarta du cheval, allant attraper le licol qui était posé sur la clôture, avant de le tendre à Zac. "Tu l'attrapes ?" Depuis le temps qu'elle connaissait l'étalon, elle était parfaitement consciente que c'était un exercice qui était tout sauf facile, et il fallait posséder une bonne dose de confiance de la part du beau gris pour que ce dernier se laisse faire sans broncher. S'installant sur la clôture, la jolie blonde observait Zac d'un œil attentif, curieuse de voir comment ce dernier se débrouillerait face à ce test. "D'ailleurs, c'est par choix que vous le laissez seul ? On lui avait toujours laissé un petit compagnon de pré, et j'avoue, j'ai toujours trouvé que ça lui faisait du bien... il a jamais vraiment eu l'habitude d'être seul. Sans parler que parfois, ça aidait aussi pour le faire rentrer." Inutile de dire que le compagnon de pré en question avait été un âne, et que ce dernier se trouvait justement sur les prés qui appartenaient toujours au grand-père de la jeune femme... tout comme l'âne en question. Mais rien que l'idée d'imaginer un âne au milieu de ces écuries luxueux était juste hilarante, et Lily avait bien du mal à ne pas éclater de rire en imaginant le dit âne couvert de boue se promener dans les écuries... "Hein Dodu, ça te faisait du bien aussi que quelqu'un te remette à ta place de temps à autre." ajouta-t-elle sur un ton à la fois doux et amusé : du duo surprenant, c'était bien l'âne qui avait toujours eu le dernier mot, et peut-être que cela n'avait finalement pas été plus mal. L'animal peureux et stressé qu'était Arador avait finalement toujours trouvé une certaine sérénité en compagnie de son ami, l'âne.



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C’est comme un coup qu’on reçoit là, pan ! dans le creux de l’estomac. -- Lily

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